Vers l’âge d’un an, notre fille s’est mise à remplir – au sens gore du terme – sa couche toujours au même moment et toujours dans les mêmes circonstances, le matin, après le biberon, dès qu’elle était dans son parc.
Quand elle a commencé à parler, elle s’est mise à nous dire quand il y avait une livraison dans sa couche et qu’il fallait aller nettoyer tout ça.
On s’est dit que tout ça nous faciliterait drôlement la vie au moment du passage au pot.
A la visite des 18 mois, la pédiatre nous a conseillé de commencer à familiariser notre fille avec le pot : gros échec. Elle ne voulait pas en entendre parler, refusait de s’asseoir dessus, a complètement régressé au point de ne plus nous prévenir quand il fallait changer sa couche alors qu’en l’occurrence, il y avait pas mal de boulot pour que l’atmosphère redevienne respirable.
On n’a pas insisté, on a laissé le pot en évidence, on a acheté un adaptateur de toilettes, on a laissé passer l’hiver en lui proposant de temps en temps de s’asseoir sur le dispositif de son choix, et on a attendu le retour des beaux jours (pour tester la version couche-free, autant éviter que ce soit quand il y a 58 épaisseurs de vêtements à changer en cas de pipi dans la culotte).

La pédiatre nous a alors conseillé d’investir dans des culottes et un minuteur. Des jolies culottes pour rendre le principe séduisant auprès de la demoiselle, un minuteur pour lui rappeler d’aller régulièrement aux toilettes (« si elle joue, elle ne va pas sentir l’envie d’aller faire pipi, ou bien elle va retarder le moment au maximum au point de rater le coche »).

Après quelques incidents (5 je dirais) le coup de la culotte a bien fonctionné : ça mouille, ça dégouline le long de la jambe, ce n’est pas très agréable. Et notre fille a vite fait le calcul entre le temps passé à se changer, à nettoyer les jouets qui auraient trinqué et à passer la serpillière sur les lieux des dégâts VS le temps passé à s’interrompre pour aller rapidement faire une pause pipi.

En parallèle on s’est creusé les méninges pour vanter les mérites du lieu d’aisances et en faire LA pièce que tout le monde voudrait occuper dans la maison. Car la pédiatre nous a prévenus : pas de pot ailleurs que dans la salle de bains ou les toilettes. On a choisi les toilettes, customisées avec l’adaptateur directement posé sur la lunette, parce que plus pratique pour l’entretien. Les mérites du lieu d’aisances donc. On a commencé par montrer à quel point les WC étaient une invention formidable : une piscine intégrée qui ravit les substances qui ont le droit de s’y baigner, une cascade époustouflante commandée par la chasse d’eau. On a tous poussé la chansonnette dans les toilettes pour prouver par A plus B que l’acoustique était fantastique et donnait une belle résonance aux comptines qu’on avait l’habitude de chanter. On a investi – façon de parler puisque la facture a dû monter à 5€ maximum – dans une petite lampe de poche qui projette des images d’animaux : une séance diapo improvisée dans la semi-pénombre des toilettes avec la possibilité de projeter où bon lui semble. On a affiché au mur des pancartes destinées à fidéliser notre cliente : les chiffres, l’alphabet et les formes géométriques.

Le minuteur est pour le moment sans effet : notre fille ne fait pas pipi sur commande ; en revanche, elle nous prévient quand il faut passer à l’action et dans ce cas, il n’y a pas de temps à perdre. Alerte rouge, on lâche ce qu’on est en train de faire et on fonce aux toilettes.

Niveau papier toilettes, on s’est résolu à acheter du PQ en mode feuilles à feuilles préalablement découpées. Les mêmes qu’on trouve encore chez les grands-parents ou autres bisaïeux. C’est ringard, on n’a pas de dévidoir adapté, mais quand on a vu notre fille dérouler à peu près 1m de PQ,  en mode ruban de GRS tellement aérien (regarde Maman ça vole !) à chaque pause pipi, puis galérer pour découper un morceaux le long des pointillés, c’est cette solution qui s’est imposée.

Pour le moment ça fonctionne bien, à ceci près que notre fille refuse d’aller aux toilettes à la crèche (heureusement, elle ne va à la crèche qu’une seule fois par semaine). En revanche elle tolère le pot là-bas… Je cogite pour trouver une solution, parce que la rentrée scolaire n’est plus très loin !

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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