J’ai la chance d’être en congé parental depuis bientôt un an, ce qui me permet de pouvoir mettre en œuvre tout ce que notre orthophoniste nous préconise en matière de bonnes pratiques pour enrayer le syndrome de dysoralité sensorielle de notre fille. Voilà comment on case massages et autre petits jeux de désensibilisation dans notre quotidien !

Matin

Le lever a généralement lieu vers 8h00 : on embraye directement sur le chocolat chaud sans passer par la case massage. Au saut du lit ma fille a le cœur au bord des lèvres, et le massage provoque des hauts-le-coeur, plutôt intenses et en série. Nous faisons donc l’impasse même si, pour le coup, elle est à jeun.
Nous attendons donc une heure après la fin du petit-dèj : on enchaîne alors massage n°1 et brossage de dents à la brosse électrique avec stimulation du palais et de la langue par la même occasion. Depuis peu, on ajoute un concours de tirage de langue et une imitation du cri du tigre (pour solliciter l’arrière de la langue qui est encore très sensible).

Pendant que le plus petit fait sa sieste du matin, on essaie généralement de préparer ensemble le repas : le moyen pour ma fille de côtoyer de la nourriture sans être obligée de la manger, et de pouvoir se l’approprier différemment (par la vue, le toucher, l’odorat).
Une petite pause est l’occasion de faire le massage n°2.
On passe ensuite un petit moment à faire des jeux de manipulation : peinture au doigt, pâte à modeler et autres matières multisensorielles à manier, gommettes etc. Ça peut sembler anecdotique, mais il y a un an, ma fille ne supportait pas d’avoir les doigts sales ou collants de nourriture. Ces petits ateliers nous ont aidés, je pense, à endiguer le problème.

Midi

A 11h30, on s’attable.
Chacun de nous trois a son assiette, de la version purée pour mon fils à la version brute de décoffrage pour moi, en passant par la version intermédiaire pour ma fille. Du coupé en micro-morceaux et dans des quantités minimes pour ne pas que le volume soit décourageant. Quitte à transférer une partie de mon assiette dans la sienne, en ayant pris soin de tout recouper menu-menu, si elle en réclamait davantage.
Le repas du midi combine un « aliment-ami » comme dirait notre orthophoniste, et autant que faire se peut, un aliment nouveau (ou accommodé différemment, c’est selon).
Je nourris mon petit garçon, puis je mange mon assiette : cela laisse à peu près à la demoiselle le temps de venir à bout de son assiette. La mastication de chaque bouchée semble une éternité, mais petit bout par petit bout, l’assiette est vidée, moyennant parfois une gorgée d’eau ou un petit crachouillis pour les morceaux qui feraient de la résistance.
On passe au laitage (du fromage blanc bien gras pour ma fille), au fruit (merci l’été pour toutes les variétés qui ont du succès chez ma petite), et au dessert-bonus à la fin du repas. Du chocolat, un bonbon, quelque chose qui fait plaisir, si elle en manifeste l’envie.
Il est 13h, nous avons fini de manger.
Les enfants jouent pendant une bonne demi-heure puis je les emmène à la sieste, avec pour la grande le massage n°3 et un brossage de dents + stimulation à la brosse électrique.

Goûter

Je leur laisse le temps d’émerger, procède au massage n°4 pour ma fille et commence à préparer la table du goûter.
Compotes, biscuit, biberon pour mon petit, mini-bol de fruits coupés, biscuit (elle en mange rarement plus d’un), chocolat au lait (entier) pour ma fille.
Le goûter est vraiment devenu une formalité, sans difficulté majeure, à ceci près qu’il est un peu long aussi, mais cela ne pose pas de problème. Je me joins avec plaisir à eux, et participe activement au décimage de la boîte à biscuits.

Changement de couches, débarbouillage, et il est temps pour nous d’aller nous sociabiliser et voir les copains. Parc du quartier quand il fait beau, Jardin Couvert quand le temps n’est pas de la partie, bibliothèque, balade sur les quais pour aller voir les canards… on improvise ! Et je remarque que des sensations qui pouvaient sembler très désagréables avant (comme marcher sur l’herbe, franchement, on aurait dit un fakir sur des braises ardentes) passent désormais comme une lettre à la poste.

Soir

Au début du bain intervient le massage n°5 ; après le bain, le massage n°6 ferme la marche.
Pour le repas du soir, seuls les enfants mangent pendant qu’on les nourrit et/ou qu’on supervise (on fait un deuxième service plus tardif pour nous deux, une fois que tout ce petit monde est couché). Autant les repas du midi sont l’occasion de tester de nouveaux aliments, autant le soir on mise sur des valeurs sures, pour éviter de faire trop traîner la chose et de risquer un vomi alors qu’on sort tout juste de la salle de bains. Un brossage de dents / stimulation, un Petit Ours Brun et hop au lit.

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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