L’entrée à la maternelle s’accompagne souvent de pipis dans la culotte.
Nouveau contexte X nouveau rythme = on n’est pas à l’abri de retrouver son enfant relooké avec ses affaires de rechange, la tenue du jour gentiment emballée dans un sac plastique.
Ici, l’an passé, en première année de maternelle, on n’a pas échappé à la règle ; on a néanmoins réussi à enrayer les débordements avec quelques astuces.

Je les liste en vrac, peut-être seront-elles utiles aux parents en manque d’idées !

Accompagner son enfant aux toilettes de l’école

On s’est assurés auprès du maître et de l’ATSEM qu’on pouvait faire un détour par les toilettes, soit avant le début de la classe, soit après la classe avant de rentrer chez nous.
Je pense que ça a mis ma fille en confiance : elle ne connaissait absolument pas les toilettes version miniature (elle avait l’habitude du pot puis du réhausseur-adaptateur à la maison), avait peur de tomber dedans (car en dépit de la petite taille de ces toilettes, elle ne touchait pas par terre) et redoutait de se faire pipi dessus (pieds qui ne touchent pas par terre = équilibre précaire = bon angle à trouver pour que le jet ne passe pas par-dessus bord pour arroser copieusement ses vêtements) : on s’est donc hyper entraînées, toute l’année, une fois par jour minimum.
On a également trouvé la technique pour faire couler l’eau du robinet, car avec sa force de mouche, ma fille n’arrivait pas à appuyer sur le bouton poussoir : en adoptant la position que nous baptiserons celle de « l’escrimeuse », en fente avant, en faisant porter tout le poids sur le poignet, on a fini par y arriver (victoire). Et je peux vous dire qu’en véritable coach sportif, je n’ai pas été avare de cris d’encouragements et de bravos devant le lavabo. Et tant pis pour ma fierté :)

Mettre des habits faciles à quitter et enfiler

J’en ai parlé il n’y a pas longtemps, mais à l’école, ma priorité est la tenue pratique.
Donc : des pantalons à taille élastique. Tous les jours.
Pas de crochets, pas de boutons, pas de combo robe-collants (baisser les collants + maintenir la robe au niveau de la taille, tout en essayant de tenir en équilibre instable sur les toilettes, ça relevait du numéro d’acrobate).
Ça s’enlève vite en cas de pipi urgent, ça se remet vite et bien (pas de risque de perdre son pantalon au milieu du couloir en revenant dans la classe) ; pour peu que ce soient des leggings / jeggings, mêmes baissés, ils tiennent bien aux mollets et ne s’échouent pas par terre : car après le pipi, il y a la mission « aller chercher du papier à l’unique dévidoir accroché au mur », au cours de laquelle il ne s’agit pas de se casser la figure, entravé/e par un pantalon transformé en obstacle pour l’occasion.

Parler avec les maîtres/ses, les ATSEM et les responsables du périscolaire

Ma fille avait peur de demander à aller aux toilettes. A la maison, on a essayé de dédramatiser la situation en lui disant que c’était naturel, que personne ne le lui interdirait etc etc. Et on en a parlé aux adultes de l’école qui ont eu une super réaction, à savoir : dire à notre fille, en notre présence, qu’il ne fallait vraiment pas hésiter à poser la question. Ce à quoi j’ai répondu discretos avec un pouce levé et un clin d’oeil reconnaissants. Et je pense que ça l’a rassurée de se l’entendre dire, et que notre présence version « tiers de confiance » a achevé de la mettre à l’aise sur le sujet.

Motiver son enfant avec des culottes qu’il adore

Ici on a une collection de culottes de la Reine des Neiges, 12 exactement. Le deal est simple : si pas d’incident à déplorer sur la journée, on prépare une nouvelle culotte de la collec’ à mettre après le bain. Et quoi qu’il en soit, j’ai l’impression que pour ma fille (qui chante évidemment Libérée Délivrée à longueur de journée, qui adore le bleu et renie le rose depuis qu’elle a vu le dessin animé, et qui, tous les matins, veut une tresse qui lui retombe sur l’épaule), faire pipi dans une culotte à l’effigie d’Elsa est assez peu concevable, à la limite du sacrilège : elle prend alors toutes les précautions nécessaires pour aller aux toilettes avant qu’il ne soit trop tard.

Mentir un peu sur son enfance

Oui je brode un peu pour la bonne cause. Ma fille aime bien quand je lui raconte des histoires de « quand j’étais petite fille ». Et dans ce cas précis, j’ai raconté un truc vraisemblable mais complètement inventé. Comme par hasard, quand j’étais petite fille, moi aussi j’étais un peu réticente à l’idée d’aller aux toilettes à l’école, moi non plus je n’arrivais pas à actionner le robinet. Mais j’ai demandé de l’aide et j’ai trouvé ça absolument génial de faire pipi à l’école. Etc etc. Il faut juste que je me souvienne de cette version des faits parce que ma fille me demande de temps en temps de lui en reparler. Je crois que ça la rassure de savoir qu’avant de maîtriser la situation, j’ai essuyé (ah ah) quelques échecs. Je ne suis pas fière de ce tissu de mensonges, mais ça fonctionne.

Se lancer un challenge collectif

C’est ma dernière trouvaille (oui car on a eu des récidives en début d’année, je pense que reprendre le rythme ne se fait pas sans couacs, c’est normal !).
Et bref, on fait une compétition de « qui est allée le plus souvent aux toilettes à l’extérieur dans la journée », au travail Vs à l’école. Et celle qui cumule le plus de fois remporte la victoire du jour. Je suis évidemment très fairplay pour la bonne cause : le plus souvent j’annonce en score inférieur ou égal au sien et je la félicite pour sa performance. C’est pas mal. Ça incite à y aller plus que pas assez et ça banalise le pipi hors de chez soi.

Des livres et des dessins animés qui en parlent

Je suis toujours aussi fan de Dany le tigre (merci Netflix) ; il y a plusieurs épisodes sur le pipi (à l’école, dans les toilettes d’un magasin…) avec la même chansonnette qui reste en tête (Si tu veux aller aux toilettes, stop, n’attends pas vas-y, la chasse, les mains et c’est reparti). L’enfant voit que Dany et ses amis sont confrontés aux mêmes problèmes d’envie pressante, voit comment les résoudre simplement, et s’en souvient avec la petite chanson.
Et il y a un petit bouquin très bien fait que j’avais eu avec le savon hygiène intime pour petites filles « Saforelle Miss » (car qui dit pipi trop retenu / mal retenu, dit irritation, pipi douloureux, vulvite, voire infection, j’en passe et des meilleures… pour lesquelles ont est souvent allées chez le médecin ; conclusion, on utilise en prévention un savon adapté). Ce livre raconte la journée type de Lisa (lever, école, activités, goûter chez sa mamie, bain) et donne en filigrane plein de conseils / bonnes pratiques à ses petites lectrices. Si ça se trouve on peut transposer ou adapter pour les garçons… je verrai quand mon fils arrêtera de porter des couches !

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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