Cela fait un an que nous avons rencontré notre orthophoniste et que nous suivons scrupuleusement le protocole de désensibilisation pour le syndrome de dysoralité sensorielle de notre fille. Même si l’évolution n’a pas toujours été rectiligne (aléas des poussées dentaires et autres rhumes / grippe / varicelle / gastros), le bilan est très (TRES !) positif :  la liste des aliments tolérés – voire réclamés avec gourmandise –  commence à bien s’allonger :)
Passage en revue de ce qui fonctionne bien pour la demoiselle de presque trois ans maintenant !

Les aliments qui nécessitent peu de mastication

  • Les ravioles, généralement coupées en deux et bien huilées pour faciliter la déglutition ;
  • Les petites pâtes type coquillettes, bien cuites et bien beurrées ;
  • Le riz, pas trop collant, avec un peu de beurre ou un filet d’huile d’olive ;
  • La quiche ultra fondante (avec des œufs, de la crème entière, du gruyère et du jambon coupé en très fines allumettes) dont on enlève la pellicule qui aurait pu roussir sur le dessus (la texture la répugne, on prend garde donc !)
  • Les œufs à la coque, un vrai succès, le jaune comme le blanc, sans adjonction de sel ni mouillettes ;
  • Le jambon coupé très finement, avec les ciseaux à herbes qui vont bien ;
  • Le filet mignon à la cuisson très très fondante, émietté en petits morceaux ;
  • Les fruits juteux coupés en petits cubes et pelés si nécessaire, et toujours dénoyautés ou épépinés lorsque le cas se présente : kiwis, cerises, fraises, poires, oranges, nectarines, abricots, melon, pastèque.
  • Les carreaux de chocolat, qui fondent très vite une fois dans la bouche ;
  • Les yaourts et les fromages blancs, bien secoués et  bien remués pour avoir une texture très lisse ;
  • Les légumes bien cuits (brocolis, chou fleur), souvent accompagnés de sauce tomate (courgette sauce tomate par exemple)
  • Les pâtes de fruit, qui me donnent moins mauvaise conscience que les bonbons.

Les aliments qui croustillent

  • Le poisson pané : je ne suis pas fière parce que dans la série malbouffe, c’est quand même le cliché par excellence, mais force est de constater que ça facilite grandement l’absorption du poisson. Ma fille focalise sur la panure dont elle raffole et avale par la même occasion la chair du poisson qui y adhère.
  • Dans le même esprit, les bâtonnets de poulet panés (mais pas les nuggets qui n’ont remporté aucun succès)
  • Les biscuits secs type Thé, Bastogne, Langues de chat ;
  • Les biscuits avec du chocolat : les cookies aux pépites de chocolat (sans noisettes, amandes ou autres éclats de je ne sais quoi), les Petits Ecoliers, Délichoc, Mikados, Prince, Mini BN.
    NB : les versions marque distributeur de ces biscuits fonctionnent très bien, et comme il y a parfois – voire souvent – du gaspillage, j’opte souvent pour ces équivalents un peu moins chers.
  • Les meringues : au moment de Noël, j’ai fait un stock de petits champignons de décoration pour les bûches ; un succès !
  • Les morceaux de sucre : comme ma fille ne supporte pas qu’on sucre son yaourt / son fromage blanc nature (même si on veille à ce que les cristaux aient bien fondu), je lui permets de croquer un morceau à la fin du repas.
  • Les biscottes tartinées de fines couches de Vache qui rit ou de Nocciolata (c’est-à-dire du Nutella sans huile de palme).

On réserve le midi à l’introduction de nouveaux aliments : j’ai généralement plus de temps.
J’opère toujours de la même manière : je n’impose rien, je mets dans son assiette ce qu’elle connaît et dispose bien en vue le nouvel aliment dans la mienne pour susciter envie et curiosité. Ma fille a, je pense, le sentiment d’être décisionnaire dans l’absorption de l’aliment en question et le goûte alors bien volontiers. Pourvu que la liste s’allonge encore !

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