On avance dans notre histoire de dysoralité sensorielle. Au bout de 6 mois de massages, j’ai l’impression que le réflexe nauséeux de ma fille a reculé. Il est néanmoins toujours présent, et la langue (particulièrement l’arrière de la langue) reste encore très sensible.

Après plusieurs tests en tous genres (aliments bien sûr, mais aussi configuration de la table, ordre des plats…), j’essaie dorénavant de respecter trois règles, que je me suis fixées arbitrairement :

  • dresser une table attrayante pour appâter la demoiselle. On n’est pas dans une déco à thème tout droit sortie d’Un dîner presque parfait, loin de là, mais l’idée est d’éviter la monotonie et de susciter de l’intérêt avec un minimum d’effort et de matériel.
  • proposer systématiquement des aliments à mâcher en guise d’apéro (comme cela, en cas de vomi, le repas entier n’est pas renvoyé à l’expéditeur). L’idée est toujours de faire des expériences gustatives. Et, étonnamment les morceaux seuls ont tendance à moins provoquer de vomissements que les purées collantes ou les purées grossièrement mixées. Au stade où nous en sommes, ma fille tolère leur présence dans sa bouche (nous n’avons plus de hauts-le-coeur au moment de leur intrusion), les mâchonne, en fait des chewing-gums et la plupart du temps les recrache. Si j’ai bien suivi, cela fait partie de l’évolution vers l’acceptation et la bonne gestion des morceaux, et contribue aussi à désensibiliser les parties de la bouche qu’on ne peut pas atteindre lors des massages.
  • amener ma fille à manger de façon autonome. Car à plus de 2 ans, elle ne mange quasiment pas seule : d’une part, c’est un sujet qui ne l’intéresse pas (elle manie un stylo avec la même dextérité qu’un adulte mais porter une cuillère à sa bouche, c’est une autre paire de manches), d’autre part, il faut reconnaître qu’elle s’alimente exclusivement de soupes : et en effet, avec cette consistance périlleuse, il lui est facile de se renverser dessus le contenu de la cuillère. Et puis, vu son manque d’engouement pour les repas, ceux-ci ont tendance à s’éterniser : au bout de quatre-cinq cuillères, elle abandonne et je dois prendre le relais tout en négociant chaque cuillère supplémentaire. Mon objectif est que ma fille s’émancipe un peu sur le sujet (la rentrée des classes est maintenant dans 8 mois) , que je puisse aussi nourrir en parallèle mon petit de 8 mois, et que je puisse manger à peu près en même temps que tout ce petit monde, accessoirement.

J’ai donc complété ma panoplie d’ustensiles pour les repas.

Les ciseaux à fines herbes

Ceux que j’ai datent de Mathusalem puisque ma mère s’en servait déjà pour hacher la viande de mon frère dans les années 80… Mais c’est top.
Ils me permettent de découper des lamelles (de jambon par exemple) d’une finesse qui plaît à ma fille, de l’épaisseur d’une allumette ; le nombre de lames permet de couper simultanément plusieurs morceaux à la fois, ce qui fait gagner du temps.
Et si nécessaire, en coupant et recoupant les lamelles précédemment créées, on peut obtenir des petites miettes, le tout sans recours à l’électricité et à un quelconque mixeur à brancher. Pas mal en cas de départ en vacances.

allumettes de jambon

Allumettes de jambon obtenues avec les ciseaux

 

La gourde Babypote Béaba

Cette gourde permet de servir à ses enfants ses compotes-maison à boire ; la notice précise qu’on peut aussi la remplir de soupes.
Je m’en sers en version salée de temps en temps : je verse la soupe tiède dans la gourde (d’une, pour ne pas que ma fille se brûle, de deux il est noté de ne pas laver la gourde à plus de 45°C, certainement pour ne pas altérer le plastique : deux bonnes raisons pour bien contrôler la température de ce que l’on introduit dans la gourde). C’est souple, maniable, ludique, plutôt efficace.

 

Des pailles

Je m’en sers pour rendre rigolos les yaourts préalablement secoués, remués et coupés à l’eau, de sorte à les transformer en yaourts à boire. J’ai tout pris chez Ikéa, version pailles épaisses ou version pailles coudées.

 

Des couverts variés et tape-à-l’oeil

J’ai pris toute la panoplie Kalas d’Ikéa pour égayer les repas. Des repas avec des couverts tantôt en version monochrome, tantôt en version bariolée, selon l’inspiration du moment (et selon la pile de vaisselle qui attend sagement dans l’évier).

 

La Food face version fille qu’on m’a offerte

Une assiette avec un visage dessiné au fond, bien sympa pour rendre le repas jovial et ludique : on ajoute des cheveux en purée, des boucles d’oreilles en cubes de carottes surcuites, un collier en gruyère râpé…
Attention toutefois, l’assiette n’est pas en plastique mais en matière cassante (porcelaine ? céramique ? comme nos assiettes standard en réalité).

 

Des bavoirs semi-rigides avec récupérateur

Ces bavoirs en plastique, trouvés chez Leclerc, sont pratiques pour ramasser les débordements de cuillères, les morceaux recrachouillés, et les vomis inopinés. Ils ont des couleurs plutôt attrayantes, présentent un minimum de souplesse (ma fille n’est pas engoncée derrière son bavoir) et se lavent facilement.

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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