J’ai tendance à faire du stock pour ne jamais manquer de rien : mouchoirs, couches, lingettes, lotion, savon, coton, sérum physiologique, gel hydroalcoolique, liniment… J’ai toujours – au bas mot – un paquet d’avance. Disons que je m’achète de la sérénité en même temps que j’empile tout ça bien consciencieusement dans les placards.
Et niveau matériel, il y a aussi quelques doublons. Voire des triplettes. Ou plus si affinités.

Des doublons pour éviter les incidents diplomatiques

Le doudou et sa doublure

Le suppléant peut s’avérer bien utile en cas de perte – temporaire ou définitive – du titulaire. Chez nous ce n’est pas tant ce cas de figure qui nous préoccupe (la règle est que Doudou reste dans son lit, comme ça on sait toujours où il est, et pour le coup, l’épisode de Petit Ours Brun qui a paumé son doudou nous a grandement facilité la tâche dans l’acceptation de la règle en question). C’est plutôt que le doudou se fait régulièrement vomir dessus (le combiné gagnant toux grasse + SDS), et pendant qu’il fait des tours de manège dans le lave-linge ou qu’il sèche, il faut bien lui trouver un remplaçant. En l’occurrence on n’a pas trouvé son double, c’est même plutôt Laurel et Hardy en réalité, mais sur un plan affectif, ils sont quasiment interchangeables.

Les sucettes

Dans le même esprit, à l’époque ou mon fils avait une sucette, j’ai fini par en avoir systématiquement une ou deux d’avance, lavée(s) et bien en évidence. C’était souvent au moment de partir (rdv chez le médecin, aller chercher la grande soeur… ) que je constatais la disparition de la sucette et que je me mettais à sa recherche en catastrophe, avec à la clé une capacité à mettre un bazar innommable dans l’appart’ en un temps record, ou bien la propension à aller explorer des endroits improbables en désespoir de cause (dans le frigo, derrière la bouteille de jus d’orange, sait-on jamais).

Les piles

Je pense que 50% de nos jeux fonctionnent à piles. C’est évidemment le drame quand le livre musical commence à chanter faux, quand Clémence l’Ambulance ne s’exprime que par samples et que le nounours  – d’ordinaire enjoué – a tout l’air d’être possédé avec sa voix d’outre-tombe. Alors on a des « accus » (je cite l’homme de la maison, ils disent comme ça dans sa famille ; chez moi on dit simplement « piles rechargeables ») et un chargeur. Et pour les formats non rechargeables, on essaie d’avoir un peu d’avance, ou alors on récupère en douce celles d’un jeu temporairement oublié.

Les feutres

Ils sèchent, roulent sous les meubles, ont une pointe complètement écrabouillée, terminent dans le sac à main parce qu’on a perdu notre Bic officiel, ont été oubliés chez les grands-parents… Donc un paquet d’avance peut être utile. 3€ le paquet de 12 feutres chez Ikéa : le prix est abordable, les feutres plutôt résistants, et l’encre part assez bien à l’eau. Un grand classique de ma visite annuelle chez Ikéa.

Plusieurs exemplaires pour se faciliter la tâche

Le mouche-bébé

J’en ai trois en tout. Mes enfants sont généralement malades en même temps (ou alors avec un léger différé d’un jour) et franchement c’est confortable de toujours avoir du matériel prêt à l’emploi. Laver un mouche-bébé ce n’est en effet pas le bout du monde, mais l’enchaînement des événements met parfois dans la panade. Un mouche bébé chacun + un de back-up, c’est idéal. Et à moins de 6€ l’un en promo chez Amazon, je ne me suis pas privée.

Les pipettes

En parallèle, je collectionne les pipettes de Doliprane. Même si on respecte bien le délai d’attente entre chaque prise, là encore, si les enfants sont malades en même temps, si la vaisselle traîne un peu, je me retrouve facilement à court. Sans compter que je m’en sers aussi pour administrer ce que je ne parviens pas à donner directement au biberon / à la cuillère / au verre (… et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé) : de l’eau en cas de fièvre ou la solution SRO prescrite en cas de bonne gastro.

Tout l’attirail pour re(re)faire un lit

Gigoteuses, alèses, draps : achetés, récupérés, prêtés… Bien pratiques en cas de vomis multi-récidivants dans la nuit. Pour ma fille j’avais tout en triple – au minimum – et c’était nécessaire. Entre le reflux, les gastros, le rhume trop encombrant, j’en passe et des meilleures, je ne compte même plus les fois où le lit a trinqué. Et quand on doit refaire le lit pour la 3ème fois de la nuit et qu’il est 4h du matin, ça fait plaisir d’avoir tout ce qu’il faut ou presque dans le placard. Et puis en cas de gros retard sur la lessive, c’est confortable aussi !

La table à langer

On en a deux. Une dans la salle de bain, une dans la chambre des enfants.
On en avait déjà deux quand on avait uniquement notre fille : celle de salle de bain, ventousée sur la baignoire, nous permettait de gérer le bain et les soins de bout en bout dans la salle de bains. Celle de la chambre nous permettait de changer les couches le reste du temps et de préparer notre fille le matin, avec l’armoire à vêtements dans la même pièce.
Avec deux enfants (dont aucun n’est encore propre à ce jour), c’est d’autant plus pratique.
Très confortable pour partir changer l’un dans la salle de bains tout en laissant l’autre dormir tranquillement, pour changer l’un des deux alors que la salle de bain est prise, pour changer l’un tout en gardant un œil sur l’autre qui joue juste à côté de moi dans la chambre, pour changer/habiller les deux en parallèle, en mode chaque parent en train de s’occuper d’un rejeton, alors qu’on est à la bourre pour un rendez-vous…

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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