L’été dernier, une semaine avant de partir en vacances, on a réalisé qu’il nous fallait des mini-tongs pour notre fille, avec O-BLI-GA-TOI-RE-MENT une lanière sur le talon, pour bien maintenir la chaussure et éviter tout vol plané.

Impossible de trouver quelque chose de ce genre. Le papa, missionné pour l’occasion, s’est donc rabattu sur des sandales sportswear en plastique, assez peu esthétiques, comme toute sandale sportswear qui se respecte, mais qui avaient l’avantage d’avoir une bride élastique sur le talon ; 4,45€ la paire chez Décathlon, rien à dire côté budget. Et, détail très important, elles étaient mauve et rose, et donc magnifiques pour une petite fille de 20 mois.

Pour se prémunir de tout crochet aux Urgences au beau milieu des vacances, on a jugé utile d’habituer la demoiselle au port de ses nouvelles chaussures avant de partir. Un petit air de playa à l’appart en somme. Pas de gadin, pas de glissade, pas de perte de sandale dans un virage un peu serré : notre fille a eu son permis-tongs haut la main. Et tout s’est bien passé pendant les vacances : les sandales sportswear sont devenues ses meilleures amies. Inséparables.

Inséparables au point qu’il a fallu les conserver une fois revenus chez nous. Exit les pantoufles, hello les sandales en guise de chaussons pour déambuler tranquillement dans l’appartement.
Rien de choquant car les beaux jours étaient encore là.
Puis l’automne est arrivé : les pantoufles n’ayant toujours pas la cote, on s’est rabattus sur l’association chaussettes-sandales, si chère à nos voisins d’outre-Rhin. « Gretel , viens ici, s’il te plaît! »
Puis l’hiver a pris le relais, et là, encore plus chic, on a relevé le défi avec le combo grenouillère-sandales (je précise : grenouillère en velours avec pieds intégrés, sinon, ça ne compte pas). Même pas peur.

La conclusion, en dehors du fait que tout cela est assez inélégant, c’est que ces sandales sont certainement le meilleur investissement que l’on ait fait au cours de ces derniers mois.

  • Elles sont faciles à désigner pour l’enfant et les parents : l’homme qui partage ma vie vient d’un coin où on dit « tatane ». Ce qui ajoute encore plus de ridicule à la situation (« tatane » n’est pas le mot le plus délicat et mélodieux que je connaisse). Mais je dois reconnaître que pour un enfant qui commence à parler, c’est pratique à prononcer.
  • Elles sont faciles à enfiler et à enlever : très rapidement, ma fille a réussi à se déchausser toute seule (après quelques démonstrations pour ne pas que l’élastique se transforme en arbalète), ce qui m’a vite permis d’éviter de la suivre à la trace lorsqu’elle montait sur le canapé, dans le lit… et n’importe quel endroit où on est censé être en chaussettes ou pieds nus.
  • Ça nous prémunit des mauvaises odeurs. Car nos enfants chéris, mêmes s’ils ne chaussent que du 21, ne défient pas les lois universelles de la sudation. Et quand le pied, aussi mignon soit-il, est enfermé dans une pantoufle (chez la nounou / à la crèche, puis à la maison), ça se sent. Le pied évoluant à l’air libre s’affranchit quant à lui de ces désagréments. Visuellement, ce n’est pas toujours très heureux (sandale-chaussette way-of-style donc), mais l’odorat est épargné.
  • Elles permettent de gérer quelques écarts de pointures. D’une, elles sont à cheval sur deux tailles (20/21 pour notre cas). De deux, les ouvertures et le système élastique laissent le pied grandir tranquille sans qu’il ne bute trop vite contre une quelconque paroi de pantoufle. Et en cas d’épaisseurs multiples (le fameux dors-bien avec pieds intégrés), pas besoin d’investir pour l’occasion dans une paire de chaussons à la taille supérieure (ce que je faisais avant sur les conseils d’une vendeuse, et qui fonctionnait très bien cela dit, à ceci près qu’on avait toujours deux paires de pantoufles avec lesquelles on jonglait selon la configuration). On fait dépasser le pyj’ devant, sur les côtés, derrière, et notre fille ne se sent apparemment pas à l’étroit (disons qu’elle marche normalement sans se plaindre à chaque pas, ce qui est un bon indicateur je pense).

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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