J’ai des TOC, depuis l’adolescence si je me souviens bien, des TOC de vérification. J’ai bien essayé de m’en débarrasser il y a quelques années, mais à 60€ la séance de psy non remboursée, j’ai rapidement laissé tomber… Et puis à ce jour, par-dessus le marché, je n’ai pas la disponibilité nécessaire, sauf à débarquer avec mes deux enfants sous le bras.
Cela dit, de mon point de vue, ce n’est pas non plus ultra invalidant. Vérifier que la porte est bien fermée et que la lumière est bien éteinte avant de quitter l’appart’, ça va, ça se gère vite, bien et discrètement.
Je dois reconnaître toutefois que la liste s’allonge proportionnellement à la longueur de l’absence ou de la distance kilométrique qui me sépare de mon appart’. Disons qu’en cas de départ en vacances, là, en effet, je fais mon petit tour de contrôle dans l’appartement. Et bien souvent on est à la bourre, je fais ma ronde à la va-vite, et immanquablement je me pose des questions affreusement obsédantes durant tout le WE, du style « Oh mon Dieu, mais as-tu vraiment vérifié que le robinet de la salle de bains ne gouttait pas ? » (Dois-je préciser que le robinet en question fonctionne très bien et n’a aucun problème de fuite ? Dois-je préciser que la vraie réponse est oui, sans aucun doute, j’ai vérifié). Mais là non, je préfère m’enfoncer dans un mauvais scénario catastrophe. Et là j’imagine évidemment le pire, que, pas de chance, les canalisations du lavabo sont si ça se trouve pile très très encrassées, que voilà, c’est l’inondation chez nous et dans tout l’immeuble, qu’on n’est même pas couverts par l’assurance parce que ce cas est certainement exclu des conditions de prise en charge, que les voisins nous haïssent et que nous nous endettons sur plusieurs générations pour dédommager tout le monde. Et –  j’oubliais – qu’en plus il a fallu enfoncer la porte en notre absence pour couper l’eau…

Depuis, j’ai trouvé une parade. Pas la solution, je dois l’admettre, parce que j’ai bien conscience que cela ne va pas éradiquer les TOC à leur source, mais une rustine disons. Et même deux rustines.
La première, c’est la webcam de surveillance – couplée à notre NAS – dont on se servait initialement dans la chambre des enfants. Quand on part quelques jours, on la branche en la braquant sur la porte d’entrée. On reçoit des mails d’alerte en cas de mouvement, et on peut s’y connecter avec notre smartphone quand bon nous semble. Exit donc la peur d’avoir mal fermé la porte (et d’avoir donc laissé l’appart’ en mode open bar), d’avoir oublié d’éteindre la lumière etc. Et bizarrement, je me connecte à la caméra assez rarement, voire jamais. Le simple fait de savoir que je peux m’y connecter quand je veux suffit à me rassurer et à me faire complètement oublier l’appartement.
La seconde c’est mon mobile, ou plutôt sa fonction appareil photo. Avant de partir en vacances, chaque point de contrôle a droit à sa petite photo. Elles se comptent sur les doigts d’une ou deux mains, je ne les consulte finalement jamais une fois partie, mais de la même manière, le fait de savoir que d’une, je suis certaine d’avoir fait mes vérifications et que de deux, je peux les checker en cas de besoin, tout ça me suffit amplement. Et je suis sereine pendant tout le séjour. Bon par contre, c’est bien la loose quand, un mois plus tard, en voulant montrer des photos des enfants, on tombe sur la série des photos de l’appart’ : « Intéressante cette photo de ton évier ! »

Alors… merci les nouvelles technologies !

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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