Ca fait 5 mois que j’ai accouché, j’ai tout bien fait mes séances de rééducation post-partum, et la kiné vient de me donner son feu vert pour aller courir.

J’y suis allée cette semaine et franchement, ça n’a pas été la catastrophe attendue : un peu mois de 5 km parcourus pour un peu plus de 30 minutes de course, pour une reprise, je suis plutôt contente.
Et pourtant, sur le moment, on ne peut pas dire que c’était une partie de plaisir.
Je ne me l’explique pas trop mais en réalité, je n’aime pas courir. Mais j’aime avoir couru.

Alors pour me motiver à chausser des baskets, il m’en faut… Passage en revue de mes alliés :

L’appli Runkeeper

J’utilise la version gratuite, et ça me suffit amplement.
Elle enregistre tout le parcours, annonce à chaque kilomètre les performances obtenues, les consigne sous forme de tableaux et historise toutes les courses.
Aussi artificielle soit-elle, cette voix qui fait le régulièrement le point sur son allure est un vrai soutien pendant la course. Voir que l’accélération a payé, constater qu’on a déjà couru un nombre plutôt honnête de kilomètres, ça fait du bien.

Une bonne playlist

Musicalement parlant, elle n’est pas du tout d’une qualité exceptionnelle et reste à des années-lumière de ce que j’écoute dans la vie courante. L’objectif ici est d’avoir quelque chose d’entraînant, qui donne envie de se bouger et de presser le pas. Alors attention les oreilles, dans ma playlist du moment il y a les Black Eyed Peas, La Radiolina de Manu Chao (les chansons incitent à accélérer, c’est fou) et des dizaines de BO de musiques de films bollywoodiens qui remontent à l’époque où je faisais de la danse indienne : c’est festif, c’est jovial, c’est rythmé… c’est bien simple, ça me donne envie de courir mais si je m’écoutais je serais aussi en train de lever les bras, pincer les doigts, remuer le menton et chanter comme une perdue. Mais j’essaie de rester digne et de ne pas faire peur aux passants.

Du monde

Disons que courir toute seule dans la campagne, je ne suis pas sûre d’être capable.
En revanche, croiser des coureurs, se faire doubler par d’autres, c’est chouette. On se sent moins seul à être essoufflé, rouge fluo, avec un double point de côté.
Et pour ne pas passer pour la trop nulle de service, je prends vachement sur moi quand je croise du monde et j’essaie de faire illusion sur quelques mètres : la foulée s’allonge, la respiration est moins anarchique, le rythme s’accélère… une autre version des fractionnés, finalement !

Des médocs

Pas grand chose : des granules d’Arnica pour éviter des courbatures de dingue, une crème à base de plantes et une genouillère parce que j’ai une rotule qui n’est pas toujours très coopérative.

Un équipement minime mais adapté

Des runnings Kalenji de Décathlon (ça c’est parce que je chausse du 35 et dans cette taille, on trouve souvent des baskets nullissimes, car les enfants à qui elles sont destinées ne sont pas censés courir des millions de kilomètres… et bon bref les Décathlon pour enfants ne sont pas mal du tout) et un bas de jogging astucieux avec sa petite pochette intégrée (cousue sur l’élastique de la taille) (ou des poches, à défaut, mais c’est moins pratique parce que le contenu est moins plaqué contre soi et tressaute à chaque foulée) pour glisser la clé de l’appart et un mouchoir.

La bouffe : courir plus pour manger plus

Le meilleur pour la fin (la faim ?) : ce qui me motive par-dessus tout, c’est de pouvoir me créer une petite cagnotte de calories à consommer comme bon me semble, en gras et en sucré en plus des sacro-saints 5 fruits et légumes par jour. Sucrer mon café, manger du chocolat, participer activement aux goûters avec ma fille, commander ce qui me fait envie au restau, ne pas faire les gros yeux quand Monsieur vide le 1/3 de la bouteille d’huile pour faire une vinaigrette… manger librement en fait, sans culpabilité et sans privation.

Voilà… ces facilitateurs de course me rendent l’effort moins pénible, et une fois rentrée, rouge comme une tomate et encore essoufflée, tout bien réfléchi, je suis fière de m’être bougée.

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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