Notre fille a fait sa rentrée en première année de maternelle cette année.
Entre autres choses, il nous fallait fournir des photos d’identité.

Problème : la toute jeune scolarisée ne sait pas très bien sourire. Quand elle est devant un objectif et qu’on lui demande de sourire, elle mord sa lèvre inférieure, retrousse la babine supérieure pour exhiber ses dents du bonheur et fronce le nez tout en plissant les yeux. Objectivement, ça manque un peu de grâce (oui, ceci est une litote). Et si pour couronner le tout le flash se déclenche, on a systématiquement droit à des yeux fermés.

Quand notre fille était toute petite, on avait fait des photos d’identité officielles – pour son passeport – chez un photographe. Elle avait 9 mois, la mine devait être sérieuse, on voulait que les normes en vigueur soient respectées : on a donc fait appel à un professionnel. J’étais moi-même assise sur le siège du photographe, perpendiculaire à l’objectif, tenant ma fille sur les genoux assise à 90° pour qu’elle soit face au photographe, le plus à bout de bras possible pour que je ne figure pas sur la photo. Impeccable.

Dans le cas présent (école et loisirs) donc, on pouvait s’affranchir des normes officielles. Je pensais aller au photomaton, mais vu la difficulté à obtenir un beau sourire en un nombre restreint d’essais, j’ai eu peur qu’on ait un résultat grimaçant et assez peu ressemblant, finalement… Et pour une première entrée à l’école, j’avais envie d’une jolie petite photo.
J’ai donc décidé de faire moi-même ces fameuses photos d’identité.

J’ai sorti mon appareil photo, ai placé ma fille devant notre mur blanc et je l’ai photographiée en rafales. En mode rapidos parce que sa patience a une limite d’environ 2 minute 30 quand on prend des photos.
Entre ses sourires-grimaces, les flous de bougé, les yeux fermés, la girouette (Minette, attends, ce n’est pas ta queue de cheval qui m’intéresse, regarde vers moi s’il te plaît), bon bref, j’ai totalisé 40 prises. Pas moins. Et sur les 40, il y en a UNE qui était tout à fait convenable. Pas plus.
J’ai acheté du papier photo, nettoyé et aligné les têtes d’impression. J’ai retaillé les photos en 35mm par 45mm, avec une résolution en 300 dpi (pour les mesures, j’ai cherché sur le net, pour la résolution, j’ai appliqué ce que me conseillait l’homme de la maison). Et là gros échec. Je fais par précaution un essai sur du papier standard : les couleurs sont moches moches moches. Comme si ma fille ne s’était nourrie que de carottes depuis sa naissance et qu’elle avait la jaunisse. Même le T-shirt rose avait la jaunisse. Et pourtant la photo originale n’avait pas de problème de coloration.
Changement de stratégie : on crée une image de 10cm par 15cm (la taille dune photo de base), on réplique et on colle 6 home-made photos d’identité dedans, on met notre jpeg sur une clé USB et on file à la FNAC pour imprimer le tout avec un automate. On achète une carte de 20 tirages pour 6.40€, on imprime notre planche (de 10cm par 15cm, si vous avez bien suivi) de 6 photos d’identité. La qualité de l’impression est nickel.

Conclusion : 32 centimes la planche de 6 photos avec une frimousse à croquer. Je suis drôlement contente.
Le trombinoscope de la classe, le carnet de correspondance, la boîte pour les affaires de rechange : on est bien parés !
On va même pouvoir en distribuer aux grands-parents qui ne manqueront pas d’être ravis de les glisser dans leur portefeuille :)

A propos de l'auteur

Trentenaire pour quelques petites années encore, lyonnaise d'adoption, maman de deux enfants, en quête perpétuelle de bons plans pour se simplifier la vie !

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