Quand on masse l’intérieur de la bouche de son enfant entre 5 et 7 fois par jour pour enrayer son syndrome de dysoralité sensorielle, les mains et les doigts peuvent être soumis à rude épreuve. Après maintenant 6 mois de pratique, voici les produits qui me rendent bien service.

Mains abîmées

Le protocole de désensibilisation nécessite un minimum d’hygiène, à savoir un lavage de mains avant et après chaque massage dans notre cas.
J’ai eu l’occasion d’en parler précédemment : à la fin de la journée, j’avais souvent les mains desséchées et la peau qui craquait sur les jointures des doigts.
J’ai à présent trouvé la solution niveau savon : j’en ai testé une tripotée, et le seul qui n’agresse pas ma peau est le Savon Surgras de Marseille Hypoallergénique Peaux Sensibles du Comptoir du Bain.
Je l’achète désormais en quantités industrielles pour ne jamais en manquer et pour profiter de prix intéressants (car j’en passe un flacon d’1L par semaine…). En parapharmacie, on peut facilement le voir à 6€ le litre. Après, Google Shopping est mon ami pour trouver la parapharmacie qui propose des remises non négligeables (meilleur prix payé à ce jour : 5,53€ le flacon d’1L).
Le soir, je m’enduis toujours les mains de Crème Mains Réparatrice Mixa Intensif Peaux Sèches, qui fonctionne décidément très bien, et même mieux que d’autres crèmes de labos pharmaceutiques préconisées par ma dermato et testées… sans résultats aussi probants.

Doigts agressés

… car, surtout les premiers temps, ma fille me mordait. L’orthophoniste m’avait prévenue et m’avait montré comment désincarcérer ses doigts en douceur (une petite pression sur les joues avec l’index et le pouce de sa main libre, et les dents se desserrent). Ces morsures n’étaient pas volontaires, je pense que cela relevait du réflexe face aux sensations certainement désagréables que le massage pouvait provoquer.
Il m’est donc arrivé d’avoir les doigts blessés, surtout à la base des ongles. De parcs en aires de jeux, j’ai dû ramasser des cochonneries qui ne m’ont pas fait passer loin du panaris bien répugnant. Et, même sans aller jusque là, il était hors de question pour moi d’introduire mes doigts à moitié sanguinolents ou à moitié cicatrisés dans la bouche de ma fille. Moralité, j’ai acheté des doigtiers (des capotes de doigts, comme en ont les cuistots maladroits) que j’enfile en cas de blessure avant de masser la bouche de ma fille.
Et j’ai mis au point un petit rituel en chanson : ça permet de rendre le massage un peu ludique, ça donne à l’enfant des indications sur sa durée et ça permet à la maman / au papa de ne pas oublier des étapes. Au début, j’avais adapté la comptine « Un petit pouce qui danse » en « Un petit doit qui frotte » : très mauvaise idée parce que quand ma fille a entendu la vraie chanson, plutôt que de plier et tendre le pouce, elle s’est mise à se frotter les gencives. J’ai vite arrêté avant qu’elle ne devienne la risée de la crèche. J’ai finalement opté pour une chanson que personne de sa génération ne devrait jamais entendre : le générique des Petits Malins, que je regardais étant petite. Une réminiscence complètement hors sujet, qui m’est revenue je ne sais pas trop comment, mais qui nous va bien.

Des ongles manucurés à la spartiate

Oui alors là, en ce moment, ma manucure bat sévèrement de l’aile.
D’une, pour ne pas blesser la bouche ma fille, je suis obligée d’avoir les ongles coupés à ras, en permanence.
De deux, j’ai temporairement mis mes vernis en stand by. Compte tenu de la fréquence des massages, je me dis qu’introduire des doigts pleins de vernis dans sa bouche n’est pas l’idée du siècle, qu’elle risque d’être en première ligne pour absorber des produits potentiellement nocifs. Je ne porte donc plus de vernis pour le moment. Cela dit, pour les grandes occasions (Noël et mon anniversaire, le grand jeu quoi, il ne manque plus que les confettis), je porte du vernis bio. Je ne m’y connais absolument pas en cosmétologie et en ingrédients dangereux, mais dans ce contexte, je préfère jouer la carte du pas trop chimique ; le vernis que j’ai ne contient ni paraben, ni toluène, ni formol, ni colophane, ni phénoxyéthanol. Je ne sais pas si c’est suffisant, mais j’imagine que cela limite la casse. Et ces jours de folies ongulaires sont aussi l’occasion toute trouvée pour passer la main, au sens propre du terme, au Papa qui lui, a l’ongle safe, bûche de Noël / bougies d’anniversaire ou pas.

2 Responses

  1. Angel

    Bonjour,
    Vous avez égayé ma soirée. Le générique « des petits malins », toute mon enfance, on a essayé juste après pour le massage du soir dans la bouche, ça marche à fond. Ça dure juste le bon temps pour un bon massage, c’est gai, et c’est tellement un générique qui me parle, un bon point pour vous.
    Alors moi aussi, j’étais adepte du vernis à fond, des beaux ongles naturels, toujours bien vernis (enfin, avant d’être enceinte) car enceinte je faisais très attention à tout cela. Bon ensuite, mais ongles fragilisés par les hormones, je viens tout juste de me remettre à prendre soin de moi, ma poupette à tout juste 6 mois, et là, il faut maintenant que je masse mon fils 6 fois par jour dans la bouche, obligée malgré moi, et au grand désespoir de mon mari, de couper l’ongle de mon index au ras. Je me vois mal avec 9 grands ongles vernis coloré et un nu, court.
    Qu’est ce qu’on ferait pas pour nos enfants….

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    • Mon petit doigt m'a dit

      C’est super si la version musicale du massage fonctionne bien chez vous aussi, je suis contente !! Merci pour votre petit mot ! Et pourvu que nos vernis aient une date limite d’utilisation suffisamment loin dans le temps pour que nous puissions les réutiliser une fois les SDS de nos enfants enrayés ;)

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