Cette année, notre fille a fait sa première rentrée à l’école maternelle.
La première semaine s’est plutôt bien passée ; la seconde un peu moins : l’intérêt de la nouveauté s’est un peu effrité. La jeune écolière a certainement pris conscience que ce serait désormais son lot quotidien et les petits tracas l’ont rendu moins enthousiaste, du « je ne veux pas aller à l’école » au moment de s’habiller aux pleurs silencieux au moment de la laisser.
Alors on a fait un tour à la bibliothèque et à la FNAC pour chercher de quoi dédramatiser la situation.

Des livres pour (dé)briefer sur l’école

Ledu & Vaufrey, L’école Maternelle, Editions Milan Jeunesse, collection Mes P’tits Docs

Un livre qui illustre une journée type à l’école maternelle !
Chaque enfant peut se retrouver dans les situations qui sont dessinées : un enfant emmené par son papa, par sa maman, sa maman enceinte, sa maman avec le petit frère / la petite sœur en poussette ou en porte-bébé, sa nounou, à pied, en vélo… Un accueil par un maître, par une maîtresse… La première page permet facilement de s’identifier à l’un des élèves qui fait sa rentrée. Puis vient le déroulé de cette première journée de rentrée : l’accueil, le bisou d’au-revoir, les pleurs de certains, les espaces de la salle de classe (peluches, bibliothèque,  tables pour le dessin, tableau noir), les moments-clés : lecture, récréation, pause pipi, vestiaire, cantoche, sieste ou enfants qui rentrent chez eux / chez la nounou, chansons, gym, et hop l’heure de la sortie.
Plus vrai que nature : notre fille a même reconnu des petits copains de classe dans le livre, c’est dire ! J’ai l’impression que ça l’a rassurée de voir que la situation qu’elle vivait était largement répandue ;)

Stéphanie Blake, Je veux pas aller à l’école, Ecole des Loisirs

Comme dans la plupart des livres de cette petite collection rigolote, Simon le lapin tourne en boucle sur son idée (ici « Ça ne va pas, non ! » à chaque fois que ses parents lui parlent de sa rentrée à l’école) et nous prend de court avec une chute où il retourne sa veste. Il est récalcitrant, il a peur, il est un peu triste et puis il passe une chouette journée. Là encore, les étapes-clés de la journée d’école sont illustrées : dessins, récré, cantine, sieste, musique, jeux… et évidemment, au moment de rentrer à la maison, le petit lapin a changé d’avis sur la question.
Ici aussi, le livre a quelque chose de rassurant car il montre à l’enfant que les activités à l’école sont les mêmes partout, et en bonus, il voit que les craintes qu’il ressent sont partagées par d’autres.

Le Père Castor raconte ses histoires d’école, Flammarion

Ce livre s’adresse aux plus grands (plutôt ceux qui rentrent au CP) mais les 13 histoires permettent d’aborder plusieurs thèmes.
L’appréhension de la rentrée, le changement d’école et la peur de ne pas avoir de nouveaux copains, l’apprentissage de la lecture, les poux, la peur de parler… Des histoires d’auteurs et illustrateurs différents, de longueurs variables, à lire en fonction de la problématique rencontrée.

 

Des chansons pour rire un peu de l’école

Je ne suis pas très au fait des nouvelles chansons sur le sujet, du coup j’ai ressorti les tubes du grenier. Des chansons un peu farfelues qui font rire la demoiselle, ce qui permet de désamorcer les éventuelles réticences.

Christiane Oriol, A l’école de Madame Nicole

Une chanson où les élèves sont de sacrés mythomanes, si bien que l’école de la fameuse Madame Nicole semble absolument géniale. Un air rigolo, des affirmations invraisemblables qui font ricaner ma fille, un refrain digne de Pinocchio, une chanson chantée par Christiane Oriol et surtout des enfants, ce qui la rend d’autant plus sympathique et incite fortement l’auditoire de la maison à chanter dessus. Moi comprise, j’avoue. Et – quitte à m’enfoncer un peu plus – j’ai l’album en cassette d’époque (et oui, d’où ma vieille chaîne vintage qui est toujours en service) mais on peut trouver son bonheur sur Deezer.

Henri Dès, Les Bêtises à l’école

Des pitreries d’élèves ponctuées d’un « poil à » quelque chose, un grand classique du comique de répétition qui fonctionne toujours bien chez les hauts comme trois pommes. Et puis une petite frayeur quand arrive le « poil aux » qui est supposé rimer avec « maîtresse », mais bon, ça va, l’atterrissage est maîtrisé. Ici aussi des enfants qui chantent (avec Henri Dès), un air joyeux : l’école devient rigolote pour la demoiselle qui ne se fait pas prier pour reprendre le refrain en choeur.

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